La réalisation d’une IRM nécessite parfois l’injection d’un produit de contraste. Si l’IRM utilise parfois comme en imagerie médicale rayons X des produits iodés (radio, scanner), le principal produit de contraste IRM reste le Gadolinium. Il en existe en réalité plusieurs types.

 

Gadolinium : c’est quoi ?


 

Sur le plan purement chimique, le gadolinium est un métal faisant partie du groupe des terres rares. Si l’oxyde de gadolinium a été isolé pour la première fois par un Français en 1880, le Gadolinium tient toutefois son nom d’un chimiste finlandais : Johan Gadolin avait découvert le minéral dont est extrait le gadolinium, la gadolinite.

 

Gadolinium et IRM


 

En permettant de visualiser au mieux vaisseaux et organes, le gadolinium a révolutionné l’IRM. C’est aujourd’hui le produit de contraste IRM le plus utilisé. Dans les rares cas de contre-indications, il est remplacé par un produit de contraste iodé.

 

En réalité, le gadolinium injecté seul serait potentiellement toxique, notamment pour le cerveau, le cœur et les reins.

Ce métal rare peut en effet entrer en compétition avec un ion majeur pour le fonctionnement cellulaire, le calcium.

 

En imagerie médicale type IRM, le gadolinium est donc chélaté à des ligands organiques qui permettent et sa diffusion, et son excrétion rénale (on parle de gadolinium complexé). C’est ce qui garantit son innocuité et son efficacité. Les complexes linéaires sembleraient toutefois laisser plus de dépôts dans l’organisme que les ganolidés macrocycliques.

 

Il existe ainsi différents types de produits de contraste gadolinés, dont le volume de distribution sera plus ou moins bien adapté à tel ou tel organe exploré par l’imagerie médicale. Le radiologue est apte à déterminer le meilleur gadolinium IRM pour chaque cas diagnostic.

 

Produit de contraste irm : effet secondaire du gadolinium


 

Le gadolinium est un produit contraste IRM généralement bien toléré.

Comme tout médicament, il peut toutefois avoir des effets indésirables rares et des contre-indications.

 

Insuffisance rénale

Le gadolinium injecté durant l’IRM est éliminé principalement dans les urines.

Une pathologie rénale va donc retarder son élimination, et accroître alors ses risques de toxicité en s’accumulant dans l’organisme.

Pour déterminer s’il s’agit ou non d’une contre-indication pour passer une IRM, un bilan rénal sanguin est effectué au préalable, avec dosage de la créatinine et mesure de sa clairance.

Une insuffisance rénale sévère constitue souvent une contre-indication gadolinium (effet secondaire possible du gadolinium : fibrose néphrogénique systémique).

 

Allergies au gadolinium

Si elle reste plus rare qu’avec les produits de contraste iodés, l’allergie au gadolinium est toujours possible pour certains patients.

Elle se produit le plus souvent rapidement après l’injection, dans la demi-heure, et donc sous surveillance médicale.

Le choc anaphylactique létal avec un produit iodé reste de toute manière bien plus fréquent (évalué à 1 pour 500 000 injections avec les dérivés iodés, soit 0,0006 %).

 

En principe, il n’y a pas de réaction croisée : un sujet allergique à l’iode n’a pas de raison supplémentaire de faire une allergie gadolinium.

 

Un radiologue manipulant un produit de contraste a de toute manière le plateau technique et le savoir-faire pour faire face immédiatement à une réaction allergique aiguë.

 

Contre-indications gadolinium IRM


 

Contre-indication absolue IRM liée au gadolinium

  • Insuffisance rénale majeure
  • Grossesse avérée ou possible : les effets secondaires du gadolinium n’ayant pas été testé chez l’enfant à naitre, le principe de précaution interdit son usage. Une IRM chez une femme enceinte nécessite donc des précautions.
  • Allergie au gadolinium

 

Dans ces cas d’IRM avec injection obligatoire, le recours à un produit de contraste iodé adapté à l’IRM est habituellement possible, pour remplacer les sels gadolinés.

 

Contre-indication relative IRM liée au gadolinium

  • Allaitement : la patiente doit de le cesser durant les 48 heures suivant l’injection IRM.
  • Insuffisance rénale modérée : la dose peut être si besoin adaptée. Il est aussi possible d’accélérer l’élimination urinaire avec une perfusion plus importante.
  • Examens produits iodés : si le patient a reçu récemment d’autres produits de contraste, un délai de 48 heures est habituellement conseillé pour l’IRM. C’est le temps maximum nécessaire pour l’élimination des produits de contraste précédents.

 

L’injection d’un produit de contraste IRM s’impose donc le plus souvent pour visualiser au mieux les structures vasculaires. Si les différents dérivés du gadolinium s’imposent comme produit de contraste IRM, le radiologue a cependant d’autres possibilités face à un patient présentant une contre-indication IRM liée à ce type de produit, globalement sans beaucoup d’effets secondaires.

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